La CEDEAO est ferme et catégorique sur la question relative à la durée de la transition en Guinée. L’organisation sous-régionale s’oppose aux 36 mois proposés par la junte et assure que c’est inacceptable.

En Guinée, la junte militaire a proposé 36 mois, pour un retour à l’ordre constitutionnel. Cette durée passe mal du côté de la CEDEAO qui s’y oppose catégoriquement. Le Président en exercice de l’organisation sous-régionale assure que la proposition du CNRD est inacceptable.

« Je ne pense pas que la junte (CNRD) ait dit 3 ans, je n’ai pas entendu ça. C’est inacceptable pour la CEDEAO et non négociable. On ne peut pas accepter ça », a déclaré Umaro Sissoco Embalo dans un entretien accordé ce mercredi à RFI.

Le Président Bissau-guinéen ne manque pas de mettre en garde les autorités guinéennes. Embalo prévient qu’ « Il y aura de lourdes sanctions » si la junte maintient la durée de 36 mois de transition.

« J’étais à Conakry, nous avons discuté et nous sommes arrivés à un consensus, qu’on ne peut pas dépasser les 24 mois », rappelle-t-il.

Un sommet extraordinaire de la CEDEAO est prévu ce jeudi aux États-Unis. La transition en Guinée et au Mali seront à l’ordre du jour. La question de la durée proposée par le pouvoir de Conakry sera examinée, annonce Embalo.

Ib’n KABA