La journée civique de l’assainissement vient d’être à nouveau instituée en Guinée. Le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé la semaine dernière que le premier samedi de chaque mois est retenu pour assainir les places publiques, sur toute l’étendue du territoire national.

Réagissant ce mardi, à cette annonce du ministre Mory Condé, le leader du parti MoDel a tenu a rappelé qu’il s’agit d’une démarche déjà entreprise par le régime déchu. Sans ambiguïté, Aliou Bah assure que cette initiative n’a jamais porté fruit.

« Ce n’est pas une nouvelle formule. Ils ne font que rééditer une formule décriée que le précédent régime utilisait, qui n’a jamais porté de résultats… Il faut comprendre que la question des déchets se traite aujourd’hui avec technique par des spécialistes », a-t-il déclaré chez nos confrères de Mirador.

Pour ce politique, la question de salubrité doit être gérée par les structures décentralisées. Il estime que pour finir avec l’insalubrité, il faut une « véritable » politique publique de traitement des déchets.

« Fondamentalement, l’idée d’une journée d’assainissement, on le voit ailleurs, mais c’est à titre symbolique. Ici en Guinée, il faut avoir une véritable politique publique de traitement des déchets. En général, ce sont des questions qui sont traités par des structures décentralisées. Ce sont les communes qui doivent avoir pour responsabilité de s’en occuper. Déjà il y a une légitimité politique à la base, les communes ont la possibilité de sensibiliser les populations avec le message qu’il faut. Et ces communes, ont leur a enlevé pratiquement cette prérogative, parce que derrière, il y a beaucoup de ressources qu’on est en train de déployer. Est-ce que le CNRD n’est pas en train de rééditer la même chose. »

Aliou Bah confie que le fait de ramener une démarche qui a déjà « été décriée », est un « manque d’inspiration » de la part des autorités de la transition.

Avant cette annonce du ministre, le Président de la transition avait ordonné à ses ministres de descendre dans les rues, pour des opérations d’assainissement qui ont duré environ trois jours.

Ib’n KABA