Face à la crise d’insalubrité à Conakry, des jeunes ont décidé d’agir. Ils ont effectué le samedi dernier, une journée d’assainissement dans la zone de Matoto. Cette opération contre les ordures s’est accentuée autour du rond-point éponyme de ladite commune. Après une première journée réussie, les initiateurs envisagent de perpétuer leur activité.

Venus de divers horizons de Conakry, des jeunes ont procédé ce week-end, à une opération d’assainissement à Matoto. Sous la pluie en cette saison hivernale, ils ont apporté un coup de balai à plusieurs lieux.

Barbara Souaré est le principal initiateur de cette activité. C’est à travers un de ses posts sur Facebook que d’autres jeunes ont décidé de soutenir l’initiative et d’y participer. Il a confié à la rédaction d’Actujeune.com, ce qui a motivé son engagement pour cet assainissement.

« Je me dis que si c’est de mon environnement que mon bien-être, ma santé dépend, ce n’est pas petit comme motivation. Il faut que je me donne à fond pour assainir là où je vie. »

Notre interlocuteur n’est pas de l’avis de ceux qui estiment que l’assainissement est uniquement une tâche des autorités. Pour lui, les citoyens doivent également contribuer pour assainir leur environnement.

« Je me suis toujours dit qu’entre l’Etat et la population, il doit y avoir une équation vraiment égale. Si l’Etat fait pour lui, la population à son tour doit faire pour elle. Parce qu’on doit savoir tous que l’Etat est là pour nous servir. Mais si nous-mêmes, on est pas prêts à nous battre pour notre bien, ce n’est pas eux qui le feront à notre place. Chacun doit faire de son mieux pour que les choses aillent bien. »

Satisfait de cette journée d’assainissement, Babara souhaite faire en sorte que cette opération soit perpétuelle : « C’est une bonne action, on aimerait que ça continue. Nous allons faire une auto-évaluation de l’activité, savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché surtout. L’objectif était de faire comprendre aux jeunes de mon âge que faire du bien pour son pays, on le fait pour soit. »

Ib’n KABA