Le monde fait face à une nouvelle crise alimentaire. La guerre en Ukraine et les sanctions prises contre la Russie sont en train d’aggraver l’insécurité alimentaire, notamment en Afrique où de nombreux pays importent les produits alimentaires, mais aussi des fertilisants utilisés dans l’agriculture.

Le conflit en Ukraine impacte négativement la sécurité alimentaire mondiale. Cette guerre qui entraîne une hausse des prix des denrées alimentaires, est en train de créer une grave crise de nourriture dans le monde.

Le continent africain fait partie des zones les plus touchées par cette insécurité alimentaire. Selon l’ONG One, citée par RFI, six (6) des 10 pays du monde les plus touchés par cette insécurité alimentaire se trouvent en Afrique. Ce sont : le Soudan, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, la Somalie et la Mauritanie.

De nombreuses alertes sont lancées relativement à une exacerbation de la crise alimentaire en Afrique. L’analyse du Cadre Harmonisé de la sécurité alimentaire publiée en mars 2022 prédit que la faim en Afrique de l’Ouest et Centrale devrait atteindre un nouveau record en ce mois de juin.

Les projections de ce Cadre indiquent également que dans les « pays côtiers », le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire « a doublé depuis 2020, passant de 3 millions de personnes pour la période juin-août 2020 à plus de 6 millions en juin-août 2022 ».

Un rapport publié par la FAO et le PAM, sur « Les points chauds de la faim », évoquant des zones où la faim devrait s’aggraver entre juin et septembre 2022 mentionne la Guinée. Ce rapport indique que le Sri Lanka, les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Cap-Vert et Guinée), l’Ukraine et le Zimbabwe ont été ajoutés à la liste des pays chauds, rejoignant l’Angola, le Liban, Madagascar et le Mozambique qui continuent d’être des points chauds de la faim.

Face à cette situation, plusieurs organisations internationales et ONG lancent un appel à la communauté internationale. La Directrice de l’ONG One France invite le G7 et la communauté internationale à agir : «Clairement c’est la communauté internationale qui doit aider à trouver des solutions aujourd’hui pour mettre un terme à cette crise. Nous adressons un appel urgentissime aux pays du G7 pour qu’ils prennent un certain nombre de mesures. Il s’agit par exemple de lever les barrières à l’exportation des produits de première nécessité, de financer intégralement les appels d’aide humanitaire d’urgence, de créer même un couloir humanitaire par la mer noire pour faciliter les exportations de céréales depuis l’Ukraine… »

Ib’n KABA