Le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry a présenté ce lundi, le rapport d’autopsie effectuée sur le corps de Thierno Mamoudou Diallo. Alphonse Charles Wright a indiqué les causes réelles de la mort de ce jeune élève en classe de 10e année. Des faits survenus le 1er juin 2022, en marge d’une manifestation spontanée qui serait due à la hausse du prix du carburant.

Dans sa communication, le Procureur a tout d’abord indiqué qu’il a été procédé sur le corps de la victime, un examen interne et externe. Charles Wright a ensuite indiqué que Thierno Mamadou est mort à la suite d’un traumatisme balistique.

« Il résulte de l’autopsie médicale du corps de Thierno Mamoudou Diallo, une traumatisme balistique vasculocervical avec un tir unique selon une trajectoire quasi-horizontal d’avant en arrière avec un orifice d’entrée à l’hémiface gauche et un orifice de sortie dans la région verticale postérieure du cou C3 et C4. ce trajet balistique a entrainé une fracture de la mandibule gauche, juste derrière le cou, une fracture des vertèbres cervicaux C3 et C4 avec une section médullaire. La mort est consécutive à la section médullaire avec une atteinte du bulbe rachidien qui aide le centre cardio-respiratoire et d’une détresse respiratoire », a-t-il déclaré.

Pour conclure, le magistrat déclare que la mort de jeune élève est due à un « traumatisme balistique » tiré dans une « position génuflexion probable de la victime ».

Le Procureur confie que les témoins des faits ont déjà été identifiés avec la garantie de leur protection, pour l’identification de l’auteur des faits.

Rassurant que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur et dans un délai raisonnable, Charles Wright met en garde contre toute « récupération politique » de l’enquête judiciaire.

Plusieurs dispositions ont été annoncées par le Procureur. Ce sont entre autres : « La communication sans délai par la Police, de l’ordre opérationnel des unités d’intervention notamment les unités de la Brigade anticriminalité qui patrouillait dans la zone au moment des faits sous peine de poursuites judiciaires pour refus illégal d’un service légalement dû et entrave à l’action de la justice ; Le dépôt par le ministère de la Sécurité de la liste de tous les agents de l’unité d’intervention concernée dans un délai de trois jours à compter de ce lundi 6 juin. »

Une communication sera faite par le parquet général, le 24 juin prochain, sur l’évolution du dossier judiciaire, annonce le Procureur général.

Ib’n KABA