Inquiétude et situation difficile chez les fermiers aviculteurs de Coyah et Forécariah. Depuis près de deux semaines, une pathologie tue de nombreuses volailles dans les localités de Somayah et Kakoulimayah (Coyah) et Moribayah (Forécariah). Des risques d’existence de la grippe aviaire sont évoqués.

La Direction nationale des services vétérinaires qui a pris le taureau par les cornes dit avoir effectué un premier test qui a révélé la présence du « H5 ». Toutefois, elle précise que ne nous sommes qu’à la phase de suspicion. Des échantillons ont été envoyés en Italie. Il faudrait également confirmer l’existence du « N » pour déclarer officiellement la présence de la grippe aviaire sur le sol guinéen.

« Pour le moment, c’est une suspicion de grippe aviaire. Nous avons le H5 qui est confirmé par nos tests, parce que pour la grippe aviaire, il faut le H5 et le N pour confirmer. Les échantillons sont en train d’être acheminés maintenant vers le laboratoire de référence pour confirmer le N. Quand le N sera confirmé, on quittera le niveau de suspicion pour aller à la confirmation », confie Idriss Doumbouya, chef de service, rapporté par nos confrères de Mosaïqueguinée.

En attendant les résultats des analyses, des dispositions sont prises par les autorités, pour circonscrire la pathologie. Elles misent sur l’abbatage des volailles dans les fermes qui ont déjà enregistré en moyenne 30% de mortalité.

« De notre côté, nous n’avons pas attendu la confirmation du N. Comme les mortalités continuent dans les fermes, il n’y a pas d’autres remèdes contre la grippe aviaire si ce n’est pas la destruction. On ne vaccine pas dans un foyer, quand il y a une maladie, on ne vaccine pas et le vaccin contre la grippe aviaire parce qu’elle ne faisait pas partie des maladies qu’on surveillait en Guinée. Cela veut dire qu’on ne peut pas vacciner. Ce qu’on peut faire, comme c’est des suspicions de grippe et la mortalité est très élevée, c’est-à-dire que l’éleveur peut perdre tout son effectif en 24H, c’est d’abattre les effectifs de toutes les fermes où il y a une mortalité de 30% », indique le Directeur national des services vétérinaires.

Ib’n KABA