La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a statuté ce mardi, sur la demande de mise en liberté de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et cie, à travers l’assignation en référé pénal contre le procureur spécial Aly Touré. Le Président de cette Cour spéciale dans son verdict, a décidé de maintenir les concernés en détention.

Les avocats de la défense annoncent qu’ils vont « immédiatement relever l’appel ». Il accusent la CRIEF d’œuvrer à faire taire politiquement leurs clients.

À en croire Me Sidiki Bérété, ses clients (Kassory, Diané et Oyé ndlr) sont devenus « des détenus par la volonté du prince. La CRIEF est un instrument de sale boulot. La liberté est bafouée conformément à la loi. Nous allons immédiatement relever l’appel ».

Alors que ses clients sont poursuivis pour « détournements de deniers publics, de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite, et de corruption », l’avocat confie que « le parquet spécial n’a pas pu démontrer les motifs de leur détention. En pleine audience, il a quitté le siège vers la fin par manque d’arguments. Depuis le 6 avril 2022, ils sont incapables de présenter nos clients à une juridiction de jugement, ni à un juge d’instruction… ».

Pour finir, il précise que cette action vise à « faire taire politiquement nos clients. Mais c’est une peine perdue. Ils ne vont jamais se taire ».

Aïssatou Djibril