La gendarmerie de Kankan a présenté à la presse hier lundi, deux gendarmes mis aux arrêts. Ils sont accusés de corruption, vol d’argent et de motos. Les deux seront présentés au procureur de la justice militaire près le Tribunal de première instance de Kankan.

Selon le porte-parole de la gendarmerie nationale, le Lieutenant Aboubacar Saran Bangoura, il s’agit de deux faits distincts. Le premier qui est un cas de « corruption et vol d’argent » s’est produit le 16 février 2022 sur la nationale Kankan-Kouroussa. Le second cas qui est une affaire de vol de motos a eu lieu dans la préfecture de Siguiri.

« Le mardi 16 février 2022, aux environs de 14h étant au poste de contrôle de la gendarmerie entre Lèfarani et Soronkoni, l’adjudant chef Ibrahima Sory Camara, en service au groupement spécial de la gendarmerie routière a découvert un produit pharmaceutique du nom de Tramadol sur un passager d’origine burkinabè lors d’un contrôle. Il a ainsi procédé à la fouille approfondie de tout le véhicule. Au cours de cette fouille, il a accepté d’être corrompu par le détenteur de ce produit et le conducteur en prenant respectivement sur eux 40.000 FCFA et 200.000 GNF. Pire, il a soutiré frauduleusement 200.000 FCFA dans le sac d’un passager qui a aussitôt alerté ses chefs hiérarchiques. Aussitôt il a été interpellé et mis à la disposition de la brigade de recherche de la gendarmerie pour investigation. A l’issue des investigations menées, il ressort qu’il y a des indices graves concordants pouvant entraîner des poursuites contre le sieur adjudant chef Ibrahima Sory Camara pour corruption et vol d’argent.»

Poursuivant, le porte-parole de la gendarmerie indique que le deuxième gendarme interpellé se nomme Souleymane Keïta, adjudant-chef en service à la compagnie de la gendarmerie territoriale de Siguiri.

« Il est cité dans une affaire de vol de 14 motos dans un magasin à Siguiri, dans la nuit du 25 au 26 février 2022. Il est à signaler que dans ce dossier, les cinq civils qui ont été interpellés sont déjà déférés devant le tribunal de Siguiri », rajoute-t-il.

N’nah NENE