Ibrahim Taher et Ali Saadi, des hommes d’affaires d’origine libanaise résidant en Guinée, sont tous deux accusés de financer une organisation considérée comme « terroriste » par le Bureau du Contrôle des avoirs étrangers du département du Trésor des États-Unis(OFAQ).

Lors d’une conférence de presse ce lundi 7 mars, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry a instruit le Procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum, « d’engager ou de faire engager des poursuites judiciaires contre Ibrahim Taher et Ali Saadi ». Charles Wright demande aussi « le gel des avoirs et la levée de toute immunité et privilège contre, des hommes d’affaires ».

« Il a été porté à la connaissance du Procureur Général à travers le communiqué de l’ambassade des États-Unis en République de Guinée, la déclaration du porte-parole du département d’Etat en date du 4 mars 2022, les faits présumés de financement du terrorisme reprochés aux nommés Ibrahim Taher et Ali Saadi, tous des hommes d’affaires d’origine libanaise résidant en République de Guinée. Il résulte dudit communiqué que les mis en cause ont été désignés par le bureau de compte des avoirs en étranger en abrégé OFAQ du département du Trésor des États-Unis comme des financiers présumés d’une organisation considérée comme terroriste par les États-Unis… », a-t-il expliqué.

Plus loin, Alphonse Charles Wright instruit le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kaloum, « d’engager ou de faire engager des poursuites judiciaires sans délai, par voie d’information judiciaire », contre les nommés Ibrahima Taher et Ali Saadi « tous des hommes d’affaires d’origine libanaise résidant en République de Guinée ainsi que toute personne susceptible d’être dénoncée dans la présente procédure pour des présomptions graves de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme ».

Aïssatou Djibril