Entouré de son premier ministre, du ministre de la défense et de ses principaux conseillers, le Président Bissau-Guinéen, a pris la parole dans la soirée du mardi 1er février, après une attaque armée contre le Palais du gouvernement. Tout en écartant la piste d’un coup d’état politique, Umaro Sissoco Embalo, affirme que ce coup de force est lié à des « mesures qu’il a prises pour lutter contre le narco trafic et la corruption ».

« Ce ne sont pas seulement les militaires qui sont impliqués, mais c’est surtout la lutte contre le trafic de drogue qui en est à l’origine, parce que la plupart des personnes impliquées sont des personnes inscrites sur la liste d’enquête anti-drogue », a-t-il déclaré devant les médias.

Poursuivant, il précise que de « nombreux morts » sont à déplorer et évoque un acte « isolé, très bien préparé et organisé par des personnes qui voulaient l’assassiner », avant de rajouter : « Les assaillants auraient pu me parler avant ces événements sanglants ayant fait plusieurs blessés graves et des morts. »

La Guinée-Bissau a longtemps été considérée comme l’une des plaques tournantes du narco trafic en Afrique et la porte d’entrée des cargaisons de drogues venues d’Amérique du Sud. Lors d’une interview accordée à nos confrères de France24 en octobre 2021, Umaro Sissoco Embaló avait confié que « Le trafic de drogue en Guinée-Bissau appartient au passé ».

Aïssatou Djibril