Inculpé dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009, Aboubacar Sidiki Diakité alias « Toumba » détenu à la maison centrale de Conakry depuis près de 5 ans. Ses avocats peinent à le faire sortir de prison. Une nouvelle demande « de mise en liberté provisoire », a été déposée par la défense devant le tribunal de première instance de Dixinn, ce mardi 1er février.

Tout en confirmant l’information sur le dépôt du référé, Maître Paul Yomba Kourouma, dénonce « une discrimination », ainsi qu’une violation des instruments juridiques, à l’encontre de leur client.

« Nous avons introduit aujourd’hui un référé auprès du tribunal de Dixinn pour sa mise en liberté. Vous savez, avec les circonstances nouvelles, nous avons repris la demande de mise en liberté provisoire. La discrimination est un facteur, il y a la violation des normes internationales ratifiée par notre pays. Il y a beaucoup d’instruments juridiques qui ont été violés en ce qui concerne Toumba Diakité. Tout récemment, Dadis était au pays et on lui avait même déroulé le tapis rouge et il avait même logé dans une suite présidentielle pourtant, il est inculpé au même titre que mon client Toumba qui lui, gémit sur le poids de la maladie et l’arbitraire. Toutes ces situations ont fait que nous avons introduit un référé au tribunal de Dixinn. »

Le 24 juillet dernier, les avocats d’Aboubacar Toumba Diakité, avaient saisi la Cour de justice de la CEDEAO, après que la demande de mise en liberté conditionnelle de leur client ait été rejetée par « Le TPI de Dixinn, la Cour d’appel et la Cour Suprême ».

Aïssatou Djibril