L’ANAD a réagi à la composition du Conseil national de la transition (CNT) dévoilé par les nouvelles autorités. Dans une déclaration faite ce lundi, Cellou Dalein et ses alliés ont dénoncé le fait qu’ils aient bénéficié que d’un seul siège. Ils parle d’une flagrante injustice à l’égard de leur coalition.

Nous vous invitons à lire ci-dessous, la déclaration in extenso

L’Anad a tenu ce lundi 24  janvier 2022 une réunion extraordinaire, suite à la publication de la liste des membres du Conseil National de la Transition et de la nomination du président de cette importante institution.

L’Anad a noté avec un profond étonnement qu’un seul siège a été accordé aux partis de sa coalition après les arbitrages effectués par les autorités.

Il faut rappeler que dans l’exercice de procéder à une répartition juste et équitable des 15 sièges attribués aux partis politiques, les coalitions des partis  avait concédé 4 sièges à l’Anad compte tenu du nombre de partis qui la composent, 24 au total, et surtout de son poids électoral. C’est bien cette répartition, largement consensuelle, qui a été déposée au MATD le 25 novembre 2021. L’Anad s’interroge sur les motifs qui ont présidé à la réduction a 1 seul siège de son quota  de 4 sièges qui lui avait été consensuellement  attribués par les coalitions. Surtout que le nombres de sièges attribués aux autres coalitions est resté pratiquement inchangé.

L’Anad s’indigne de cette flagrante injustice dont elle a été ainsi victime de la part des autorités. Elle se demande si des mains noires n’étaient pas derrière ce traitement discriminatoire.

L’ANAD rappelle l’impérieuse nécessité pour le CNRD de veiller à l’équité des actes que posent le gouvernement et les autres institutions de la transition et l’importance pour tous de tenir la balance égale entre les acteurs politiques dans l’exercice de leur responsabilités respectives.

L’Anad demande à tous les militants des partis membres et mouvements et à tous les democrates guinéens de rester vigilants et mobilisés pour attirer l’attention, le cas échéant,dénoncer tout acte susceptible de porter prejudice au caractère paisible inclusif et juste de la transition.