C’est une situation difficile que vie depuis un certain moment, la fondatrice de l’Institut de beauté Pinc’o Magic, Ange Marie Christelle Haba. La jeune entrepreneure est sommée par la bailleresse des locaux qu’elle occupe, de libérer les lieux, alors que le contrat conclu «verbalement » n’est pas arrivé à terme. Elle dit avoir effectué un important investissement et demande à être dédommagée si jamais elle doit quitter. Son entreprise est au ralenti depuis près d’un mois. Elle a engagée une procédure judiciaire qui traîne encore.

Jointe au téléphone, Marie Christelle est revenue sur l’origine de ce conflit qui l’oppose à sa bailleresse. Elle dit avoir conclu avec cette dernière, un bail verbal de trois ans. Une initiative de la bailleresse qui aurait toujours refusé de formaliser ledit contrat.

« J’ai conclu avec ma bailleresse, un contrat de bail professionnel depuis le mois de septembre 2020 ; Ce contrat non écrit (le contrat est verbal parce que la dame m’a dupé au fait. Elle me dit de faire le paiement et et de commencer les travaux de modification et qu’une semaine après son mari viendrait de voyage pour signer le contrat en bonne et due forme. J’ai réclamé incessamment mon contrat de bail de 3 ans le temps pour moi d’amortir mon investissement. Ce bail de 3 ans a été conclu pour l’exercice des activités de mon entreprise Pinc’o Magic: Je me suis toujours acquittée de mes obligations vis-à-vis de son baileur, et cela malgré les troubles de jouissances dont je suis victime comme la fermeture de mon entrée principale depuis le 24 mars parce que j’ai souhaité joyeux anniversaire à une cliente fidèle et j’ai même appelé son mari qui m’a dit qu’il n’y avait rien de mal à cela et qu’il allait intervenir. Tous mes appels et messages sont restés sans suite jusqu’à ce jour. »

Des mois plus tard, la jeune entrepreneuse est sommée de quitter les locaux, après un investissement important. Sa bailleresse a décidé unilatéralement de mettre un terme au contrat de 3 ans qui n’est pas matérieliser par un écrit.

« Grande fut donc ma surprise de recevoir le 28 avril 2021, un courrier dans lequel ma bailleresse me signifiait la résiliation unilatérale et en dehors de toute faute de ma part, le contrat de bail professionnel qui nous lie Le meme courrier me fut notifié par voie d’huissier le 26 mai 2021 avec six mois de congés. Toutes les démarches entreprises suite à ce courrier sont restés vaines. L’immeuble lui appartenant, je ne peux en aucun vouloir y rester forcément. »

Consciente qu’un changement de lieu de ses activités fera prendre un énorme coup à son entreprise, Ange Marie Christelle est toutefois disposée à quitter les lieux. En retour elle demande le remboursement de l’argent qu’elle a investi pour réaliser des aménagements et construction dans les locaux, avec l’accord de la bailleresse. Malheureusement elle peine encore à obtenir cette réparation née de la volonté unilatérale de cette dernière.

L’affaire est portée devant la justice. La présidente du tribunal qui avait le dossier s’en est desaisie indiquant qu’elle est liée à l’une des parties. Elle l’a transmis à un autre juge qui s’est lui aussi déclaré incompétent la semaine dernière. Le dossier se trouve désormais au niveau du tribunal du commerce, nous apprend notre interlocutrice.

Ange Marie Christelle déclare qu’elle a aujourd’hui mal à continuer à travailler dans les locaux. Pour cause, elle est privée d’électricité.

« Le 15 novembre elle enlève mon inverseur sans mon consentement pour me priver d’allumer mon moteur, éteint mon disjoncteur départ et m’impose de payer 50% de la facture de l’immeuble entier qui compte 4 étages et 8 appartements et elle empêche EDG d’installer mon compteur dont l’abonnement a été fait depuis janvier. Elle empêche l’installation de mon moteur par des agents frauduleux de EDG. Je vais à EDG on me dit la moitié de la facture de 8 millions sont ses arriérés à elle et que je n’en ai rien à voir. Depuis le 15 novembre jusqu’aujourd’hui je n’ai pas de courant et ma clientèle a baissé de 82% or je viens d’investir pour les fêtes », confie-t-elle.

A rappeler que la jeune entrepreneuse emploie au sein de son entreprise Pinc’o Magic, plusieurs femmes et jeunes filles. Ces emplois sont aujourd’hui menacés.

Ib’n KABA