Inculpé dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara pourrait bientôt rentrer en Guinée. En exil depuis environ 11 ans, il a obtenu le feu-vert des nouvelles autorités qui précisent par ailleurs que leur décision n’a rien à voir avec des procédures judiciaires qui pourraient le viser.

L’avocat de l’ancien Président du CNDD se réjouit de cette autorisation accordée à son client. Pour Maître Jean Baptiste Jocamey Haba, c’est un souhait que son client a longtemps formulé, afin qu’il puisse se mettre librement à la disposition la justice guinéenne.

« Il n’a jamais été question pour lui, de se soustraire aux obligations quelconques de la justice. Il a toujours dit directement ou par moi qu’il était pour que le procès du 28 septembre se tienne très rapidement… Il a toujours dit pendant tout ce temps là qu’il restait à la disposition de la justice de la Guinée. Personnellement, j’ai toujours écrit au pool des juges d’instruction demandant que le Président Dadis entre en Guinée pour se mettre à la disposition de la justice de son pays. Son vœu aujourd’hui c’est que ce procès se tienne, parce que sa vie ne se limite pas aux onze mois vingt jours qu’il a fait en Guinée en tant chef d’Etat en République de Guinée… », a-t-il indiqué ce mercredi dans l’émission Mirador.

Maître Haba est convaincu de l’innocence de son client dans l’affaire du massacre du 28 septembre. Pour lui, la procédure visant le capitaine Moussa Dadis est un « dossier vide ». C’est pour quoi indique-t-il d’ailleurs qu’ils sont pressés d’aller au procès et que son client est prêt.

« C’est un homme qui ne peut faire du mal même à une mouche. Il a reconnu sa responsabilité morale parce qu’il était le premier responsable de la Guinée, mais la responsabilité morale ne signifie pas la responsabilité pénale. Toutes les accusations qui ont été articulées à son encontre, il les a niées en bloc et sur le fond rien n’est fondé, c’est un dossier vide en ce qui concerne le Président Dadis et j’attends de pied ferme une accusation qui démontrera le contraire. Nous sommes plus pressés que n’importe qui pour que ce procès se tienne. Même si c’était demain ou en janvier, le Président Dadis est prêt. »

Les nouvelles autorités guinéennes ont exprimé leur volonté d’aller rapidement au procès du massacre du 28 septembre. La Cour pénale internationale (CPI) de son côté donne un délai de trois mois à la Guinée pour l’organisation de ce jugement attendu depuis onze années.

Ib’n KABA