C’est dans la journée du vendredi dernier que l’acte s’est passé dans la commune de Labé, précisément dans le quartier Madina, Dianyaabhè. Aux dernières nouvelles, deux présumés auteurs de ce crime odieux ont été mis aux arrêts. L’un d’eux aurait reconnu les faits, apprend-on.

Selon les informations, les bourreaux auraient amené la fillette dans une maison en chantier pour la violer. Ils l’auraient ensuite assassiné avant de prendre la fuite. Portée disparue vers 16 heures, c’est dans la soirée que la fillette de trois ans a été retrouvée sans vie. La situation a créé de vives tensions au quartier Madina.

« C’est après la prière de 20 heures qu’on nous a fait part de la découverte du corps et qu’un jeune aurait été mis aux arrêts. C’est ainsi qu’on nous demander de nous rendre d’urgence sur les lieux avant que cette foule de personnes ne lynche le jeune mis en cause. C’est ainsi que j’y suis immédiatement parti en compagnie du chef du secteur. On a trouvé qu’ils ont déjà enfermé le jeune dans une chambre. Nous avons convenu de garder le jeune dans cette pièce afin que d’autres aillent chercher les gendarmes. Mais, l’arrivée de ces éléments a pris du temps en dépit de nos nombreux appels. Ils nous ont fait comprendre qu’ils n’ont pas de véhicule. C’est ainsi, qu’un autre jeune nous a dit connaître ou se trouve l’enfant (la victime). Donc, il s’est mis à la tête d’un grand groupe de personnes pour aller sur le site où se trouvait le corps de OSNO. C’est ce qui a coïncidé à l’arrivée des gendarmes et on a pu faire sortir le suspect qui a été aussitôt embarqué », explique le grand-père de la victime,

Poursuivant, ce proche de la victime indique que c’est dans les locaux de la gendarmerie que le présumé auteur mis aux arrêts a reconnu les faits.

« Arrivé à la gendarmerie, il a reconnu qu’ils ont violé la petite et qu’ils l’ont tué dans une maison inachevée. C’est au même moment que j’ai reçu un appel du quartier pour me confirmer la découverte du corps de la petite violée et qui était abandonné sur le chantier d’une maison. Nous leur avons donc demandé de ne pas toucher au corps jusqu’à l’arrivée des autorités ». Des propos rapportés par nos confrères de Guineenews.

Ib’n KABA