6 300 fonctionnaires de l’administration publique guinéenne sont annoncés à faire valoir leur droit à la retraite, ce 31 décembre 2021. Pour le ministre de la Fonction publique et du travail, cette opération de mise à la retraite massive obéit aux dispositions légales, mais surtout est une démarche qui vise à donner la chance aux nouveaux diplômés.

Intervenant ce jeudi, dans l’émission Mirador, le ministre Julien Yombouno s’est exprimé sur cette mise à la retraite de 6 300 fonctionnaires. Il a, à l’entame, tenu à préciser les conditions qui prévalent à une retraite à la fonction publique.

« Lorsque vous êtes professeur de rang magistral, vous avez 70 ans d’âge physique, vous êtes automatiquement à la retraite à compter de la date de 31 décembre qui fait votre âge. Lorsque vous êtes de la hiérarchie, fonctionnaire commun, à l’âge de 65 ans vous allez à la retraite et quand vous êtes de la hiérarchie B, C et contractuel permanent, à l’âge de 60 ans vous allez aussi à la retraite. Le décalage est de cinq ans. »

Envoyer ces milliers de fonctionnaires à la retraite répond à un objectif essentiel, selon le patron du département en charge de la Fonction publique : « C’est d’obéir aux principes de la fonction publique, les lois qui régissent la fonction publique, mais c’est surtout en arrière-plan, et c’est ce qui est essentiel, d’offrir l’opportunité à des jeunes, des nouveaux diplômés, d’être enrôlés à la fonction publique. Donc un objectif de renouvellement des ressources humaines. »

Indiquant que ce nombre (6 300 fonctionnaires) « pourrait croître ou diminuer », Julien rassure que la démarche « n’est pas une sanction, ce n’est pas vraiment de l’apocalypse. Normalement chaque fonctionnaire sait que du moment où il a été engagé à la fonction publique, il sait à peu près à quel moment, en fonction de son statut, de son titre et de son rang, il doit aller à la retraite. Quand l’âge est arrivé vous partez à la retraite, c’est un schéma simple, il n’y a rien d’autre derrière. Nous nous conformons à la loi. »

Ib’n KABA