Le leader du PADES fait partie de ceux qui estiment qu’il faut mener des audits de la gestion publique guinéenne des précédentes années. Pour ce politique, cet exercice n’est pas une option, mais plutôt une obligation. Intervenant ce mercredi dans l’émission Mirador, Dr Ousmane Kaba a évoqué des éléments pour justifier la nécessité de procéder à ces audits.

« Vous savez tout le monde parle du paradoxe guinéen. Un pays qui est très riche sur le plan minier, mais qui est très pauvre. Je rappelle qu’on fait partie d’après l’indice de développement humain, des 12 pays les plus pauvres de la planète Terre. Mais en même temps, on parle de scandale géologique, les grandes réserves de fer nous les avons, les plus grandes réserves de bauxite nous les avons, nous avons beaucoup d’or, de diamant. Pourquoi on est encore parmi les 12 pays les plus pauvres de la planète Terre ? Pour simplifier, il y a le poids de l’histoire, il y a la mauvaise gouvernance. Et dans ce crédo de mauvaise gouvernance, la corruption est responsable pour beaucoup », a indiqué le leader du PADES.

Poursuivant, cet économiste explique qu’« Il faut faire les audits pour mettre fin à l’impunité financière. Tout comme on doit mettre fin à l’impunité dans tous les domaines. Parce que si on ne le fait pas, la Guinée n’a absolument aucune chance. Les gens croient que c’est une option, ce n’est pas une option, c’est une obligation. »

Dr Ousmane Kaba a mis cette occasion à profit pour également préciser que l’audit est différent de la chasse aux sorcières.

« L’audit et la chasse aux sorcières sont antinomiques. La chasse aux sorcières consiste à attaquer quelqu’un parce qu’on a des griefs contre la personne. Mais dès qu’il y a audit, ça veut dire que ça doit être documenté, ce sont des preuves et on audite jamais une personne en réalité, on audite les flux financiers qui peuvent aboutir à une personne donnée. »

Arrivé au pouvoir après avoir renversé le Président Alpha Condé, le 05 septembre dernier, le Colonel Mamady Doumbouya a annoncé la mise en place d’un organe de moralisation de la gestion publique. Nombreux s’attendent à ce que des audits soient entrepris par les nouvelles autorités.

Ib’n KABA