Depuis la nuit du dimanche 21 novembre 2021, des chiens errants sèment la terreur dans le district de Silabada relevant de la sous-préfecture de Doko, préfecture de Siguiri. Ces animaux domestiques ont mordu 13 personnes qui ont été admises au centre de santé de Doko. Les autorités  ignorent encore l’origine de ces attaques de chiens, même si deux hypothèses sont citées.

Selon les informations données par Fadjimba Magassouba, président du district de Silabada, le problème avait commencé avec un seul chien qui aurait mordu les autres chiens avant de semer la terreur dans la localité.

« Ça a commencé avec un seul chien le dimanche, c’est lui qui a mordu les autres et ils se sont mis à mordre les citoyens. Mais j’ai appelé les chasseurs traditionnels et je leur ai donné des balles pour tuer ces chiens, ils ont presque tué 15 chiens et les jeter dans les mines. La situation est sous contrôle ici. J’ai fait un communiqué à la radio pour dire aux citoyens des localités environnantes de garder leurs chiens pour ne pas qu’ils rentrent chez nous ici, parce que nous n’avons plus de chiens ici. »

Aujourd’hui le bilan fait état de 13 personnes mordues par les chiens, elles ont été admises au centre de santé de Doko. Selon Emmanuel Louah, chargé de l’élevage de la sous-préfecture de Doko, une quinzaine de chien ony été abattus par les chasseurs.

« A commencer du dimanche jusqu’aujourd’hui, ce sont 13 personnes qui sont mordues par ces chiens errants ; mais, avec l’organisation des chasseurs de la zone, ils ont dit qu’ils sont prêts à éliminer tous les chiens de la localité, parce que le chien qui est tombé malade, c’est lui qui a mordu les autres. Donc, tous les chiens sont contaminés, on ne peut plus vacciner un seul. Donc, depuis dimanche, les chasseurs ont tué plus de 15 chiens. Mais le malheur c’est que les chiens abattus ont été jetés dans les mines, sinon on voulait amener une tête sois à Siguiri où à Kankan pour examen. Les personnes mordues ont été soumises à une vaccination, elles sont au centre de santé de Doko », a-t-il fait savoir.

Pour l’instant deux pistes se dégagent dans cette situation : la première est l’hypothèse de la rage, et la deuxième, selon les explications de certains citoyens, les jeunes de Doko droguent les chiens avant d’aller en brousse pour la chasse avec des comprimés appelés “Tramadol”.

Pour l’instant les autorités sanitaires ne parviennent pas à connaître l’origine de cette situation. Le directeur préfectoral de l’élevage est attendu à Doko dans les prochains jours.

N’nah NENE