Hadja Oumou Kaba épouse de Mory Diallo l’ancien préfet de Mamou, accuse sa camarade Kanigbè Kaba et le fils de cette dernière, d’avoir soutiré 200 millions GNF dans un montant de 520 millions GNF qu’elle lui aurait confié. Les faits remontent au 05 septembre dernier, dans la ville de Mamou. L’affaire a été portée devant la justice et ce mercredi, le procès intenté par dame Oumou s’est ouvert au TPI de Kankan.

A la barre, les deux accusés, à savoir Kanigbè Kaba et son fils Almamy Fofana, poursuivis pour « abus de confiance et chantage », ont nié les faits qui leur sont reprochés. Après des explications apportées par les mis en cause, le Ministère public et la partie civile se sont engagés dans une campagne de questionnement des principaux concernés.

De son côté, l’avocat de la défense, Me Kanté a tenu à demander aux juges en charge de l’affaire de faire preuve de clémence en mettant en liberté provisoire au cas où ce dernier choisirait de renvoyer le dossier pour le délibéré pour les jours à venir. Chose qui n’a pas été vue de bon œil par la partie civile et le ministère public qui ont demandé la consignation des 200 millions en cas de mise en liberté provisoire.

« Demande de mise en liberté provisoire rejetée. L’audience est renvoyée au 10 novembre pour la suite des débats » a tranché le juge en charge de l’affaire. 

Interrogée à la sortie, Maître Mamady Doumbouya avocat de la partie civile s’est réjoui de la décision du juge.

« Les premiers pas sont très importants pour nous. Le tribunal vient de prendre une décision très sage en rejetant la demande de mise en liberté des deux prévenus parce qu’aucune garantie de présentation n’a été fournie. L’avocat s’est contenté seulement à demander en application des dispositions de l’article 244, mais il s’agit d’un montant très élevé qui est en jeu. L’avocat s’est contenté seulement à demander en application des dispositions de l’article 244, mais il s’agit d’un montant très élevé qui est en jeu. Mais le tribunal a été sage en rejetant cette demande de mise en liberté. »

N’nah NENE