Pour l’Ordre national des médecins, les présumés auteurs du viol sur une femme dans une clinique à Entag (Conakry), ne sont pas des médecins, mais plutôt des agresseurs sexuels. Intervenant ce mardi, dans l’émission Mirador, le Président de l’institution a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’un « procès contre un médecin », mais plutôt « contre un agresseur sexuel ».

« Il ne s’agit pas de dire que les médecins ont violé. L’infraction ici ce n’est pas le fait d’être médecin, l’infraction c’est le viol. Il faut reformuler la chose, il ne faut pas dire le médecin a violé, parce qu’il ne s’agit pas d’un procès contre le médecin, il s’agit d’un procès contre un agresseur sexuel, contre un délinquant sexuel… Ils (les présumés auteurs) portent la blouse, mais tous ceux qui portent la blouse ne sont pas des médecins… », a déclaré Professeur Hassane Bah.

Poursuivant il confie que les présumés auteurs ne sont pas inscrits au Conseil de l’Ordre et que pour lui, il ne s’agit pas de médecins.

« Il y a des préalables pour être inscrit au Conseil de l’Ordre. Il faut d’abord être médecin, tu présente le diplôme. Si vous avez soutenu dans un service, on procède à une enquête de moralité et le nom peut dire tout de suite s’il s’agit d’un guinéen. Parce que c’est les trois conditions pour exercer la médecine en Guinée : c’est la nationalité guinéenne, le diplôme qui est le critère technique mais aussi la moralité. Pour quelqu’un qui n’est pas inscrit, on a pas son diplôme, on peut raisonnablement se poser la question, est-ce qu’il s’agit d’un médecin. Jusqu’à preuve de contraire pour moi ce sont pas des médecins. »

La victime est admise à l’hôpital pour des soins.

Ib’n KABA