La commémoration du cinquantième anniversaire de l’exécution de 1971, organisée par L’AVCB, ce lundi 18 octobre 2021, a été marquée par la présence du Premier ministre de la transition Mohamed Béavogui, délégué par le CNRD. Réagissant ce fait sur sa page Facebook, ce mardi, le leader de l’UDRG Bah Oury qui qualifie cette action de « bon geste », affirme que pour une véritable réconciliation nationale, « le devoir mémorial dans une vision globale et objective », est nécessaire.

« La commémoration des exécutions de plusieurs dizaines de détenus politiques  au Camp Boiro en octobre 1971 a enregistré la présence du Premier Ministre de la Transition Mohamed Béavogui. C’est un bon geste. Toutefois la problématique de la mémoire collective reste un chantier ouvert. En octobre 2008 en tant que ministre de la réconciliation nationale , j’avais déclaré au camp Boiro la responsabilité de l’État guinèen par rapport au lourd passif historique relatif aux violations récurrentes des droits de l’homme en Guinée. Cette vérité demeure », rappelle Bah Oury.

Plus loin, il fait des suggestions, qui selon lui aboutiront à une véritable réconciliation national : « Le devoir mémorial dans une vision globale et objective est une nécessité pour une véritable réconciliation nationale dans notre pays. Sa traduction dans les faits exige d’abord d’œuvrer pour la Vérité historique sans partie-pris . La transition qui s’engage est une opportunité ».

Face aux familles des victimes, le Premier ministre de la transition a déclaré que « Le CNRD est venu avec la justice, l’apaisement, un comportement humain ».

Aïssatou Djibril