Après l’augmentation du prix des produits pétroliers à 11 000 GNF, les transporteurs ont eux aussi, revu à la hausse le coup du transport, contrairement à la décision du gouvernement et de leur syndicat. Intervenant dans l’émission Mirador ce jeudi, le président de l’Union nationale des transporteurs de Guinée, Frebori Donzo, a tenté d’expliquer cette hausse inattendue, tout en promettant que « dans deux à trois jours, la situation va revenir à la normale ».

A la question de savoir si, le prix du transport n’a pas augmenté, Frebori Donzo réplique : « Oui et non, parce que le transport, au moment où le prix était à dix mille francs (10 000 GNF), on avait fixé avec l’État, le transport à mille quatre cents ( 1 400 GNF). De dix mille (10 000 GNF), le carburant est venu à neuf mille (9 000 GNF). Mais entre-temps, il y a eu des problèmes de monnaie qui se sont posés. A Conakry, les gens ont préféré mettre à mille cinq cents (1 500 GNF), ce qui n’était pas un tarif officiel. Quand on a parlé de onze mille, on a discuté, on a fait le travail ensemble. On a dit qu’on ramène le prix officiel maintenant à mille cinq cents (1 500 GNF). C’est cela je vous dis oui ou non. Parce que ces mille cinq cents là se pratiquaient déjà ».

Le syndicaliste affirme que le problème sera bientôt réglé, car, affirme-t-il, le syndicat travaille pour un retour au prix officiel (1 500 GNF).

« Dans deux à trois jours, la situation va revenir à la normale. Ce que nous demandons à la population, c’est de la patience. Dès le départ, les gens décident par manque d’information, par manque de compréhension, mais nous, notre structure et celle des syndicats, nous sommes là pour travailler pour que tout le monde revienne sur le prix officiel. »

A Conakry, le tarif du transport par taxi, qui est fixé à 1 500 GNF par tronçon, s’est retrouvé à 2 000 GNF. Les coûts du transport interurbain ont aussi connu des augmentations.

Aïssatou Djibril