Le gouvernement guinéen a revu à la hausse ce mardi, le prix des produits pétroliers. Le litre de carburant sera vendu à la pompe, à compter de ce mercredi, à 11 000 GNF. Pour l’opposant Bah Oury, cette décision engendrera en Guinée, des conséquences fâcheuses, tant sur le plan économique que politique et social.

Dans un entretien accordé à nos confrères de Guineematin, peu après l’annonce de l’augmentation du prix du carburant, le Président de l’UDRG a indiqué que « Ce n’est pas une surprise en soi parce que la Guinée, depuis pratiquement 2020, traverse une crise financière sans précédent ».

« L’année 2020, a été de ce point de vue une année catastrophique avec un endettement extrêmement élevé. C’est par rapport simplement aux avances au trésor public que la Banque centrale a accordé, on a atteint des ponts qui étaient de l’ordre cinq mille milliards de francs guinéens en 2020. Donc, cela veut dire que l’Etat guinéen a vécu et a fonctionné sur un endettement qui n’a fait que s’accumuler dans le temps », a-t-il expliqué.

Comme plusieurs observateurs, Bah Oury voit la situation économique s’endurcir davantage. En dépit de cela, l’ancien ministre de la réconciliation nationale prédit également des conséquences sur le plan social et politique.

« Ce qu’il faut attendre, on va constater des faillites d’entreprises, des revendications salariales, on verra des administrations qui auront du mal à fonctionner et en fin de compte, la grogne sociale va rejoindre les difficultés économiques et en d’autres termes, on rentre dans une phase extrêmement périlleuse en ce qui concerne le climat politique et social de la Guinée. »

Ib’n KABA