L’Afrique du Sud est le théâtre de violences meurtrières et de pillages, depuis vendredi, après l’incarcération de l’ex-Président Jacob Zuma. Selon le bilan fourni par les autorités, au moins 70 personnes ont perdu la vie et d’énormes dégâts matériels sont enregistrés.

Dans la soirée de mardi, les autorités sud-africaines évoquaient « 72 morts » et annonçaient l’arrestation de plus de « 1 200 citoyens ».

A Kwazulu-Natal (KZN), la province d’où Jacob Zuma est originaire, 27 personnes ont trouvé la mort et 45 dans le Gauteng, où se situe Johannesburg, la plus grande ville, rapporte France24.

Ce mercredi, le pays est encore secoué par les violences et les scènes de pillage. Plusieurs chaînes de télévision internationales montrent des images sur lesquelles on peut observer des scènes de pillage de magasins et boutiques, des routes bloquées et incendiées.

Accusé d’outrage à la justice, après avoir été cité dans une affaire de corruption, l’ancien chef d’État, Jacob Zuma, a été condamné à 15 mois de prison, par la Cour constitutionnelle. Mercredi dernier, il s’est constitué prisonnier peu avant l’ultimatum qui lui avait été donné. L’instance qui a décidé de réexaminer, s’est déclarée incompétente le vendredi dernier.

Ces violences interviennent dans un pays durement frappé par la pandémie et où des restrictions sanitaires venaient d’être réimposées pour une troisième vague de contamination au virus mortel.

Ib’n KABA