Le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné le 03 juin dernier, Ousmane Gneloye Diallo à 5 ans de prison et au paiement d’une amende de 2 millions GNF. Jusqu’ici, la décision de justice peine à être appliquée. Le prévenu continue de vaquer librement à ses affaires. Du côté de la partie civile, une saisie de la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas à écarter.

« Nous sommes toujours au regret que la décision qui a été rendue par le TPI de Dixinn dans le dossier qui a opposé le ministère public et dame Kadiatou Biro Diallo contre Ousmane Gneloye Diallo n’a toujours pas été exécutée. Nous sommes interloqués que le prévenu qui a fait l’objet d’une décision condamnation accompagnée d’un mandat d’arrêt continue de se promener librement », a déploré Maître Pépé Antoine Lama, dans un entretien accordé à nos confrères de Mosaïqueguinee.

Rappelant que la loi se doit d’être appliquée, cet avocat de dame Kadiatou confie qu’ils envisagent une éventuelle saisine de la Cour de justice de la CEDEAO.

« J’attends le retour au pays de ma cliente pour finaliser la discussion afin d’envisager la saisine très éventuelle de la Cour de justice de la CEDEAO. Ce n’est pas l’importance qu’on donne à la personne mise en cause, mais c’est une question de principe, les principes étant ce qu’ils sont, on ne doit pas les banaliser ou les piétiner en raison des considérations subjectives. »

Maître Pépé estime que cette situation « n’est pas honorable pour le respect dû à l’autorité de la justice ». L’homme en robe noire dénonce « le deux poids deux mesures » et dit ne pas comprendre « le laxisme et l’indifférence de l’État face à cette situation ».

Ib’n KABA