Le département en charge de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation, a rendu public le calendrier des examens nationaux de 2021. Le Baccalauréat, le BEPC et le CEE se tiendront tous dans la deuxième moitié du mois de juillet. Si d’aucuns estiment que ces rendez-vous ont été précipités, le patron du MENA, pour sa part, ne manque pas de mots et d’éléments, pour défendre son calendrier.

S’exprimant sur la programmation des examens nationaux, chez nos confrères de Guineenews, Dr Bano Barry a tout d’abord tenu à révéler qu’« Il n’y a aucune urgence ». Selon le ministre, son département a établi depuis le « 03 juin », que les programmes scolaires ont « atteint un niveau relativement avancé et qu’on pouvait à partir de ce moment programmer les examens et les évaluations dans les classes intermédiaires ».

L’autre élément que Bano a évoqué, est le facteur climatique, notamment l’avancée de la saison pluvieuse qui, estime-t-il, constitue des difficultés pour les candidats.

«… Avec le déplacement de la saison des pluies et le changement climatique, on risquait en gardant les élèves au mois d’août, d’avoir une saison extrêmement pluvieuse. L’année dernière, il a fallu envoyer une équipe à Kassa pour organiser les examens. Tout simplement parce que les élèves ne pouvaient pas venir à Conakry. Il y a des préfectures où il n’y a pas eu d’examen parce que les fleuves avaient atteint un niveau tel que les parents ne voulaient pas laisser leurs enfants se déplacer, notamment à Gaoual. C’est pour cette raison, nous avons pris la décision d’organiser dans la dernière partie du mois de juillet les examens. »

Cette fois-ci, les examens nationaux débuteront par le baccalauréat pour être bouclés par l’examen de fin d’études élémentaires. Le ministre de l’Éducation donne la principale motivation de ce changement : « Les candidats à l’entrée en 7ème sont les plus nombreux, nous avons voulu expérimenté qu’en commençant par le baccalauréat, il y aura beaucoup plus de sérénité et moins de fraudes dans la gestion des examens que si on terminait par le baccalauréat. Il n’est pas exclu que l’année prochaine qu’on commence par le BEPC et terminer par le Baccalauréat… »

Poursuivant dans le même ordre d’idées, Bano Barry, trouve une brèche pour titiller ses détracteurs : « Nous sommes dans un pays où on veut qu’on fasse la même chose tous les ans. Chaque fois qu’on change, les gens sont dérangés parce qu’ils ne veulent pas le changement. Il n’est écrit nulle part dans les textes un ordre d’apparition des examens (…). Il n’y a aucun document qui nous impose un ordre. »

Ib’n KABA