En détention depuis près de huit mois, trois responsables de l’UFDG, qui occupent des fonctions non des moindres, ont rendu public le mercredi 02 juin, une tribune commune. Dans leur écrit, ils se défendent des accusations à leur encontre et appellent à un « dialogue constructif ». La Direction nationale du parti, n’a pas manqué de réagir à cette position de ses responsables. Elle a tenu à préciser avec clarté, que « c’est à elle de décider de participer ou pas à un dialogue ».

Dans la tribune signée par Ousmane Gaoual Diallo, Ibrahima Chérif Bah et Cellou Baldé, il est mentionné qu’« un consensus s’est dégagé pour considérer que ce serait là, un des premiers gages d’ouverture d’un dialogue constructif, consensuel et inclusif. Pour nous, il est fondamental d’œuvrer dans ce sens afin d’amorcer le processus d’apaisement par le dialogue et la concertation dans le souci de renforcer l’unité nationale et la cohésionsociale ».

En réponse à ces propos, la Direction nationale de l’UFDG rappelle clairement dans une déclaration, que « la position de l’UFDG par rapport au dialogue politique relève exclusivement de la Direction nationale et de ses instances compétentes ».

Pour plusieurs observateurs, cette réaction de la formation politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, est mal perçue. D’aucuns la voient comme une opposition à ce qui paraît être une « stratégie » menée par ces trois responsables politiques écroués, dans le but d’obtenir une libération.

Ci-dessous, copie de la déclaration de l’UFDG

Faut-il rappeler que ces trois responsables politiques ainsi que d’autres membres de l’opposition sont depuis plusieurs mois, derrière les barreaux, à la maison centrale de Conakry. Ils ont été mis aux arrêts au lendemain de la présidentielle du 18 octobre dernier et attendent encore l’ouverture de leur procès qui n’est pour l’heure pas fixée.

Aïssatou Djibril