Si nombreux des guinéens s’attendaient à une hausse du prix des produits pétroliers, à partir de ce 1er juin, le gouvernement pour sa part a décidé de maintenir le prix du mois précédent. Le litre du carburant est toujours vendu à la pompe à 9 000 GNF. A en croire le porte-parole du gouvernement, cette situation n’est que momentanée et la hausse du prix du carburant est un fait inévitable.

Le ministre d’État, Tibou Kamara, s’est exprimé ce mardi, sur le prix du carburant, chez nos confrères de FIM FM. Dans sa communication, il a tenu à préciser que pour la fixation du prix du carburant à la hausse, le gouvernement prend en compte les conditions de vie des citoyens.

« L’augmentation du prix du carburant, ce n’est pas un exercice insolite inhabituel. Elle obéit à la demande que le gouvernement essaie toujours d’adresser en ce qui concerne les différents partenaires de manière à ce que cette augmentation n’ait pas des effets catastrophiques sur la qualité de vie de nos concitoyens et le quotidien des guinéens qui demeurent notre unique préoccupation, la qualité de vie des guinéens, leur pouvoir d’achat… »

Laissant entendre qu’un réajustement à la hausse du prix des produits pétroliers interviendra prochainement, Tibou annonce que des discussions sont en cours, pour faire en sorte que cette augmentation n’affecte pas le quotidien du citoyen lambda.

« Nous sommes en discussion avec les différents partenaires. Le ministre des Transports doit rencontrer l’Union des transports, la ministre du Commerce doit rencontrer les opérateurs économiques, le ministre même des Hydrocarbures, après le travail technique préalable, doit rencontrer ses différents partenaires. Vous avez déjà vu l’affolement lié à cette augmentation qui est envisagée. Il faut que les différentes parties prenantes soient rencontrées auparavant, pour s’accorder sur un certain nombre de principes et de règles, de manière à ce que l’augmentation qui sera faite, ne puisse pas affecter le quotidien et le pouvoir d’achat des guinéens dans une très large mesure. »

Pour plusieurs observateurs, le maintien du prix du litre à la pompe, à 9 000 GNF, est la conséquence de la pression des leaders politiques membre de l’opposition. Un avis que le porte-parole du gouvernement ne partage pas.

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