Ce jeudi 27 mai, le ministre des hydrocarbures, a abordé la question sur la subvention des produits pétroliers par le gouvernement. Diakaria Koulibaly, a indiqué que l’Etat guinéen, enregistre d’énormes déficits sur les recettes, en subventionnant le carburant.

La question sur l’augmentation du prix du carburant, notamment la subvention des produits pétroliers, ne cesse d’alimenter les débats dernièrement. Abordant la question ce jeudi, le ministre des hydrocarbures, a tout d’abord tenu à préciser que « Quand l’État, par le biais de la fiscalité, décide de renoncer à une partie de ses taxes pour que le consommateur achète à un prix inférieur au prix normal, c’est ce qu’on appelle subvention ».

Poursuivant, le ministre laisse entendre que « C’est un manque à gagner sur les recettes de l’État parce que l’État a renoncé à ce qui lui revient de droit à travers la loi de finances qu’on appelle sa fiscalité et cela a entrainé une économie au niveau du consommateur. On dit alors que l’État a subventionné. Cette subvention se traduit par une baisse de recette, donc un manque à gagner pour l’État ».

Diakaria indique que le fait de subventionner le carburant, a engendré chez l’État, un énorme déficit sur les recettes. Il estime ce montant à plus de 140 milliards.

« Chaque fin du mois, en fonction de l’évolution du prix à l’international, on fait une actualisation du prix. Et selon le prix fixé à la pompe, le prix officiel, l’État peut gagner l’entièreté de ses taxes tout comme il peut gagner en moins. Quand je prends la simulation du mois passé uniquement, sur chaque litre vendu, l’État était à plus de 1.200 francs guinéens de renonciation. Quand vous faites une évaluation de cela, avec le volume vendu, vous êtes à plus de 140 milliards de déficits sur les recettes de l’État par mois ».

Dans une récente sortie médiatique, Dr Ousmane Kaba, leader politique et économiste à démenti la déclaration selon laquelle, le gouvernement subventionne les produits pétroliers.

Aïssatou Djibril