La crise malienne vient de connaître un nouveau rebondissement. Après avoir été « arrêtés » le lundi par les militaires, le Président de la transition et son Premier ministre ont été « déchargés » de leurs prérogatives, par le colonel Assimi Goïta, patron de la junte qui a déchu le Président IBK.

Une situation d’incertitude règne au Mali, depuis le lundi dernier. Peu après la publication de la composition du nouveau gouvernement, le Président de la transition et son Premier ministre ont été conduits sous « escorte militaire » au camp de Kati, QG de la junte qui a renversé IBK. Au lendemain de cette « arrestation », le colonel Assimi Goïta a déclaré avoir placé les deux dirigeants « hors de leurs prérogatives ».

Le patron de l’ex-CNSP accuse le Président et son Premier ministre de « violation » de la charte de la transition. Selon certains analystes, cette réaction des militaires serait motivée par le fait que deux membres influents de la junte, ont été mis à l’écart et ne figurent pas dans le nouveau gouvernement.

La communauté internationale pour sa part, n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle situation au Mali qui, faut-il préciser était déjà dans une crise déclenchée par le coup d’État d’octobre 2020.

Même si pour l’heure, les militaires n’ont pas clairement indiqué qu’il s’agit d’un nouveau coup de force, pour l’Union européenne, il n’y a aucun doute, c’est « un coup d’État dans le coup d’État ».

Le médiateur de la CEDEAO a déjà posé ses valises à Bamako. Il doit rencontrer se mercredi, les deux dirigeants déchus, apprend-on.

C’est une nouvelle situation qui risque sans doute d’aggraver la crise socio-politique au Mali.

Ib’n KABA