Pour pouvoir faire face « aux fléaux et calamités naturelles » que connaît le pays, au début de la saison des pluies, le Secrétariat général des affaires religieuses, a invité les musulmans à faire des sacrifices ce vendredi. Parmi les éléments cités, le cas « Fankadama », a suscité de vives critiques. Interrogé sur la question ce vendredi, l’imam Elhadj Mansour Fadiga, a donné son avis et apporter des précisions.

D’entrée de jeu, le premier imam de la Mosquée centrale de Nongo, a fait savoir que le Prophète Mohamed (PSL) nous dit, « Soignez vos malades avec des sacrifices et receptionnez des calamités avec des invocations et des prières ». Partant de cela, Elhadj Mansour indique que l’idée de la note du secrétariat général « est conforme avec les principes de l’islam ».

Poursuivant, ce leader religieux précise : « Dire de faire des sacrifices tels que des boîtes de Gloria, du sucre, un kilos de riz ou bien faire des Fankadamas psouvent ça dépend des ordres des Charlatanismes ou bien de l’interprétation d’un rêve vu par quelqu’un. Nous sommes convaincu que ce ne sont pas les Charlatans qui ont instruit au secrétaire général des affaires religieuses de faire ça. Avec ma propre conviction, c’est l’interprétation d’un rêve ou bien des rêves vu par certains fidèles. N’importe quelle personne peut voir dans un rêve quelque chose qui va venir ou qui est passée, parce que le rêve fait partie de la prophétie. Le Prophète Mohamed (PSL) nous a dit que le rêve fait partie de la 46e partie de la prophétie. Il nous a dit aussi que la prophétie est finie, il ne reste que le bon rêve. Quelqu’un peut être en France et voir dans son rêve ce qui peut se passer en Guinée. Il y a des gens qui peuvent faire ces rêves pareils et dire au Secrétaire général. Si quelqu’un de sérieux fait un rêve comme ça et il le dit au, il peut prendre ça au sérieux pour dire aux fidèles musulmans faites ça. Nous avons reçu ça verbalement et on a fait le sacrifice dans ma Mosquée, il y a trois semaines maintenant sans la note circulaire. »

Ce sacrifice aux dires du président de l’Union des Oulémas de Guinée, est différent « des œufs qu’on casse au long des carrefours et le Fankadama qu’on y verse ».

Ceux qui pensent que le Fankadama est le terme des Charlatans, Elhadj Mansour Fadiga s’inscrit « en faux » et affirme : « Ils ne connaissent pas la tradition de chez nous. Depuis le temps nos aïeux, chez nous, on demande de faire le sacrifice Fangadama. Le Fankadama c’est la possibilité que chacun a, pour faire un sacrifice. Que ça soit du manioc, de la patate, du riz…»,

Saïdou DIALLO