Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, a fait une déclaration ce lundi, sur l’affaire Nanfo Ismaël Diaby. Aly Touré a donné les raisons de l’arrestation de l’imam, les charges qui pèsent contre lui et la date de l’ouverture de son procès.

Au centre d’une controverse, le prédicateur islamiste Nanfo Ismaël Diaby, a été mis aux arrêts le jeudi dernier, alors qu’il officiait en maninka, la prière de l’Aïd el-Fitr. Ce lundi, le procureur du TPI de Kankan s’est prononcé sur la poursuite judiciaire engagée contre l’imam.

A l’entame de sa déclaration, Aly Touré a tenu à rappeler les interdictions qui avaient déjà été faites à Nanfo Ismaël : « Lorsqu’il a commencé à prier en maninka en 2019, les autorités religieuses de la place ont pris des mesures lui interdisant toute activité religieuse publique à Kankan. Le secrétariat général des affaires religieuses a également pris un acte réglementaire contre Nanfo Ismaël Diaby, lui interdisant toute activité religieuse publique depuis juillet 2020. Nous avons été surpris de voir que ce même Nanfo a réuni des individus en bon nombre chez lui, pour diriger la prière. Donc, nous avons dépêché des officiers de polices judiciaires, afin d’interpeller Ismaël Nanfo Diaby, pour répondre de ses actes ».

Procureur TPI-Kankan

Ce lundi, Nanfo Diaby a été présenté à un juge d’instruction qui lui a notifié les charges retenues contre lui et l’a placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan.

« Aujourd’hui, il a été présenté à notre parquet, pour des besoins d’enquête. A la réception du procès-verbal, nous avons interrogé le suspect. Nous lui avons notifié les charges retenues contre lui, à savoir : les troubles apportés par les ministères de culte, conformément aux dispositions de l’article 698 du code pénal et ensuite des manquements aux dispositions réglementaires de l’article 991 du code pénal », explique le procureur.

Pour finir, cette autorité judiciaire annonce que le procès de l’imam Ismaël Nanfo Diaby s’ouvrira demain mardi, 18 mai 2021, au Tribunal de première instance de Kankan.

N’nah NENE