La situation était tendue à Kérouané, dans la nuit de mercredi à jeudi 06 mai. Des jeunes ont manifesté contre la décision des autorités guinéennes interdisant les prières nocturnes, pendant les 10 derniers jours du ramadan. Un cas de mort a été enregistré. Le commandant de la gendarmerie et un autre agent ont aussi été blessés en marge des violences.

C’est une manifestation qui a agité la ville. Tard, dans la nuit, plusieurs citoyens ont investi les rues. Après avoir brûlé des pneus et érigé des barricades sur la voie publique, les protestataires ont attaqué les résidences du grand imam, du maire et du préfet de Kérouané.

« C’est à 20h que les jeunes sont sortis alors que personne ne s’y attendait. Après avoir brûlé des pneus et érigé des barricades, ils sont d’abord partis chez le grand imam où ils ont jeté des cailloux. Chez le maire, ils ont arraché les ampoules et terrorisé sa famille. C’est chez le préfet où ils ont le plus fait de dégâts, jusqu’à présent, les cailloux sont encore dans sa cour. Il n’y a pas eu de blessé chez lui », a confié Nouhan Condé, journaliste à la radio rurale de Kerouané, à notre correspondant régional.

En dépit du cas de mort et des blessés enregistrés du côté des civils, les forces de l’ordre ont aussi fait les frais de la manifestation. Le commandant de la gendarmerie Colonel Mohamed Lamine Condé et un policier ont été blessés pendant la manifestation, nous apprend la même source qui précise : « Le commandant se trouve actuellement à l’hôpital, il a été touché à la tête et à l’avant-bras, il est en train de faire la radio. Mais, il doit être évacué sur Kankan. L’autre policier aussi a été légèrement blessé. »

Aux dernières nouvelles, le calme est revenu dans la ville.

N’nah NENE, depuis Kankan pour Actujeune.com