C’est dans les fins fonds du secteur 4 du quartier Sènkèfara, que le corps d’un jeune homme, a été découvert ce lundi. Le défunt, méconnu du quartier était couché à plat ventre, à quelques mètres du fleuve Milo. Il n’y a ni papier d’identité encore moins un téléphone pour pouvoir l’identifié.

Ne sachant pas de quoi est morte la victime, le chef du quartier, Mamadi Sako est directement allé à la police pour une déclaration : « Le mieux c’est de chercher à connaître les parents de la victime, parce qu’on a deux maladies actuellement (Coronavirus et Ebola), on ne sait pas de quoi il est mort. Il faut qu’on fasse le diagnostic pour savoir de quoi il est mort. S’il n’est pas identifié, c’est un peu compliqué. On ne peut pas prendre le risque de le toucher ».

Dans le quartier, certaines personnes ont témoigné avoir vu ce jeune dans la matinée en train de se lamenter.

« Le matin, je partais au marché, j’ai entendu les enfants dire qu’il y a quelqu’un qui est couché derrière la maison. Nous sommes allés le voir, il était très mal en point. Il avait une tasse de café Lipton, qu’il ne parvenait même pas à boire, c’est ainsi que moi, je suis parti au marché », témoigne Makoura Kanté.

Après des heures d’attente, une ambulance de l’hôpital régional de Kankan est venue prendre le corps du jeune. Mamoudou Keïta, l’agent technique de santé qui l’a diagnostiqué fait des précisions : « J’ai regardé le corps, il n’y a pas de blessure, il n’a pas été poignardé. Il n’y a pas de traces qui prouvent qu’il a été agressé. Pour l’instant, on ne connaît pas les circonstances de sa mort. Arrivés à l’hôpital, les médecins vont approfondir l’autopsie. »

C’est à 19h que le corps du jeune a été transporté à la morgue de l’hôpital de Kankan pour approfondir les enquêtes.

N’nah NENE