À travers une conférence qu’ils ont animée ce jeudi à Conakry, des anciens employés du projet de réalisation du barrage Souapiti, ont interpellé les autorités guinéennes, sur disent-ils « l’injustice » dont ils sont victimes, de la part des cadres du projet. Ils sollicitent l’intervention du chef de l’État, afin d’obtenir le paiement de la « moitié de leurs salaires non payés pendant plusieurs années. »

Dans sa communication, Paul Kokoly Haba, cadre au département réinstallation des populations du projet, a fait savoir que l’Administration générale du projet Souapiti a engagé les travailleurs « sans un contrat, dans cette Administration, il n’y a pas de congés annuels, on ne donne pas de bulletin de salaire, pas de prise en charge médicale. »

Selon Paul Kokoly, durant cinq longues années, les travailleurs du projet vivent dans cette situation, et à la fin du projet qui s’annonce maintenant « On nous libère, sans même qu’on assiste à son inauguration ».

Poursuivant ses propos, ce cadre du département réinstallation des populations du projet Souapiti, révèle que dès sa nomination, le nouveau Directeur général du projet « nous a promis des contrats, jusqu’à présent ça n’a pas été fait. Le salaire qui nous a été promis, il nous a dit que nous recevons les 50% et que dès qu’il y aura une amélioration des conditions de vie, nous aurons la totalité mais, jusqu’à présent nous n’avons pas reçu cela. Quand nous avons commencé à réclamer les 50%, ils ont cherché à libérer tous les travailleurs en leur donnant dix mois de salaire. On ne sait même pas que représente ces dix mois de salaire, si c’est une prime de séparation où autre chose. Nous réclamons les 50 pour cent de salaire restant de nos salaires… »

Ce personnel dit commencer par cette conférence de presse, pour d’abord alerter « le Président de la République pour qu’il puisse intervenir », avant d’engager « une procédure judiciaire contre l’Administration générale », et éviter de faire ce que les travailleurs du projet Kaleta ont fait lors de l’inauguration du barrage.

Saïdou DIALLO