Malgré l’interdiction de manifester, faite par les autorités du Conseil militaire de transition, des tchadiens ont investi les rues ce mardi, suite à l’appel de certains mouvements de l’opposition. Des incidents ont déjà été signalés, notamment à N’Djamena et au moins deux personnes ont été tuées, apprend-on.

Des troubles sont enregistrés ce mardi, dans la capitale tchadienne et dans certaines provinces. Ils font suite à la descente dans les rues de plusieurs citoyens qui protestent contre la junte au pouvoir et exige que la gestion du pays revienne aux civils.

Selon des informations rapportées par le quotidien RFI, des pneus ont été brûlés par endroits par les manifestants qui brandissent des pancartes sur lesquelles, lit-on entre autres, : « Non à une monarchie au Tchad », « Il faut remettre le pouvoir aux civils » ou encore « Non aux soutiens de la France ! » 

Au moins deux personnes, dont une femme et un jeune ont « été tuées » respectivement à N’Djamena et à Moundou, mentionne la même source qui indique également qu’il y aurait une « vingtaine de blessés par balle » et « plusieurs arrestations ».

Cette protestation intervient au lendemain de la nomination d’Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre. Ce dernier était arrivé en deuxième position, à l’issue du scrutin présidentiel du 11 avril dernier. Il a également été le dernier chef de Gouvernement avant la suppression du poste en 2018, par le défunt Président Idriss Déby Itno.

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