Depuis plusieurs années, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), s’est constitué pour « l’amélioration des conditions des enseignants ». Dans un entretien qu’il a accordé à votre tabloïd Actujeune.com, le secrétaire général de ce mouvement syndical, déplore que toutes leurs années de luttes n’ont pas eu « d’impact », sur la vie des éducateurs et instructeurs.

A l’entame de notre entretien, Aboubacar Soumah a laissé entendre que les enseignants guinéens ont des salaires « dérisoires » qui ne peuvent pas leur permettre de « couvrir une semaine de dépenses ». Affirmant que quand l’enseignant enlève sur son salaire, « les frais d’éducation, la location, la santé…, il ne peut pas couvrir ses besoins », le syndicaliste assure que c’est la raison pour laquelle ils se « battent ».

Pour le patron du SLECG, les années de lutte menée par leur mouvement syndical « n’ont pas eu d’impact ». Il soutient que les « 40% d’augmentation obtenue », étaient « un dû qu’on avait enlevé, ce n’était pas une augmentation de salaire. On a forcé pour avoir ça ».

« Quand nous avons réclamé les 8 millions, on nous a parlé de recensement. Ce qu’a donné le recensement, on a dit de mettre sur le salaire indiciaire. C’est ce qu’ils sont en train de payer sous forme de primes d’incitations par la force », renchérit Aboubacar Soumah. 

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