La coordination générale du Salon de la Lecture (SALEC), a organisé ce mercredi 21 avril à Conakry, un atelier d’écriture pour ses différents lauréats. Conduit par l’écrivain Camerounais Eugène Ébodé et celui guinéen Thierno Hamidou Bah, les échanges ont permis à ces élèves et étudiants, d’acquérir des connaissances sur comment écrire un livre.

Précisant que cette formation est le fruit d’une promesse tenue, lors de la conférence de presse du Salon de la Lecture, Kadiatou Kaba, coordinatrice du SALEC, explique les raisons : « Pour être un bon écrivain, il faut déjà être un bon lecteur, quand on est un bon lecteur comme ça, on saura réellement comment structurer, les phrases et comment les agencer. Alors pour être aussi lecteur, il faut déjà qu’il y ait des documents et ouvrages pour qu’il y ait des livres, il faut aussi qu’il y ait des écrivains, donc aujourd’hui la mission déjà, c’est de faire en sorte qu’il y ait plus de lecteurs et je pense que nous sommes en train de réussir cela à travers le Salon de la Lecture ».

Eugène Ébodé quant à lui, dit avoir retenu de cette rencontre, « l’implication des jeunes dans le processus de démocratisation de la lecture ». Parlant de ce qui adviendra de cet enseignement donné à ces lauréats, il souligne que « C’est l’avenir qui le dira », avant de renchérir par ces mots : « S’ils ont pris conscience, je pense qu’ils l’ont fait, et s’ils pratiquent la discipline de lecture, avec l’idée qu’ils vont donner leur propre avis, un avis argumenté, structuré sur ce qu’ils ont lu, pour qu’après eux, le lecteur qui prend connaissance de leur texte, ait vraiment envie de rentrer comme un partenaire nécessaire de la circulation du livre. »

Mina Kim Camara, une des participantes à cette formation qui dit rêver depuis toute petite d’être écrivaine, souligne avoir « appris le peu qu’il fallait savoir pour être écrivaine ».

Cette initiative des organisateurs du SALEC, démontre sans doute leur volonté à assurer aux lauréats, un accompagnement technique.

Aïssatou Djibril