Des violences ont éclaté dans la ville de Kouroussa le samedi dernier. Selon de récents témoignages, en dépit des cas de morts et de blessés enregistrés, au moins, une dizaine de cases ont été incendiées et des familles vandalisées. Les citoyens pointent du doigt les militaires, d’être à l’origine de ces actes.

« Il y a eu du vandalisme et des tueries par les forces de l’ordre. Nous avons enregistré deux morts et plusieurs blessés. Ils pourchassaient même les jeunes jusqu’à leurs domiciles pour les agresser… Il y a eu 19 cases qui ont été incendiées, et même des familles qui ont été vandalisées et torturées et sauvagement traitées par ces militaires », a confié Cheick Condé, jeune leader de la ville, au cours d’un entretien téléphonique avec nos confrères de FIM FM.

Dans le but de rétablir l’ordre dans la ville, après le déclenchement de la manifestation, des renforts venus de Kankan étaient intervenus. Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville de Kouroussa et des négociations sont privilégiées par les sages, apprend-on.

Faut-il rappeler, que ces échauffourées font suite, à la contestation par des “orpailleurs”, d’une décision leur interdisant l’exploitation d’un site qui appartiendrait à une société minière.

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