Le vaccin AstraZeneca fait l’objet d’une polémique dans le monde, malgré l’avis « favorable » de l’OMS sur son utilisation chez les individus de plus de 55 ans. Alors que la Guinée elle, accueille les premières doses de ce produit issu du laboratoire suédo-britannique, des pays renoncent à son utilisation contre la Covid-19.

Après l’arrivée en mars dernier d’un premier lot du Vaxzevria, le vaccin contre le coronavirus auparavant nommé AstraZeneca, ce sont également, 194 400 autres doses que les autorités guinéennes, ont réceptionnées le 11 avril dernier, à l’aéroport international Conakry-Gbessia. Un don, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative COVAX. 

Malgré les réticences et les plaintes dans plusieurs pays face à son utilisation, notamment 23 cas de thrombose et de trouble de coagulation dont 4 décès en France et des cas rapportés de syndrome de fuites capillaires, une affection très rare qui entraîne un gonflement des tissus et une baisse de la pression artérielle, en Belgique pour ne citer que ceux-là, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, pour sa part, reste convaincue de l’impact positif de son emploi dans la riposte contre le virus. Le département dirigé par Dr Sakoba Keïta, a indiqué via sa page officielle Facebook, que le lot de vaccin d’AstraZeneca reçu par la Guinée, contribuera « à augmenter notre capacité de riposte au coronavirus.»

Dans la lutte contre la Covid-19, et malgré leur taux de mortalité élevé, les Etats-Unis, tout comme la Suisse, n’ont toujours pas autorisé le vaccin AstraZeneca et le Venezuela a refusé de l’autoriser en invoquant ses « effets secondaires ». 

Selon des médias français, plusieurs plaintes ont été regroupées en France, par un avocat, pour des soupçons d’effets secondaires « parfois fatals », suite à l’injection dudit vaccin. Pour la toute première fois en Europe, le Danemark a renoncé à l’utilisation du vaccin AstraZeneca à cause de ses « effets secondaires ».

Sur le continent africain, l’Afrique du Sud a aussi renoncé en février au produit du laboratoire AstraZeneca. Selon les informations, son efficacité est mise en doute face au variant qui ravage le pays. 

Pour l’heure, toutes nos tentatives pour joindre, le ministre de la santé et les responsables de l’ANSS, sur le sujet, sont restées vaines. En espérant pour une fois, ne pas constater les dégâts dont les responsabilités ne seront imputables à qui que ce soit, mais plutôt agir de façon préventive, comme un véritable vaccin, qui ne tue pas.

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