En conseil des ministres le jeudi, le Ministre de l’Éducation nationale et de l’alphabétisation a présenté des statistiques des examens nationaux, session 2021. Pr Bano Barry a indiqué que sur 617 705 candidats remontés par les structures de base, 445 762 ont été retenus. La rédaction d’Actujeune.com, pour mieux comprendre ce qui a prévalu au rejet des 171 934 autres candidatures, a joint ce vendredi, le porte-parole du ministère.

Au bout du fil, Mohamed Ansa Diawara a tout d’abord tenu à préciser que les 171 934 cas rejetés sont des « candidatures non conformes à la réglementation », mais que « cela ne veut pas dire que 171 943 sont d’office rejetés ».

Des candidats rejetés peuvent être à nouveau retenus

Pour ces candidatures rejetées, le porte-parole du MENA, précise qu’il ne s’agit pas encore des statistiques définitives et que le toilettage continue. Les personnes se retrouvant dans cette situation peuvent à nouveau être retenues, si elles présentent dans le délai normal, les documents exigés, précise ce cadre du ministère de l’éducation.

« Si ces candidats fournissent des documents normaux, se mettent dans les conditions normales, la liste n’est pas encore fermée. Nous sommes entrain de toiletter ces différentes listes au niveau de ces examens jusqu’à l’arrêt final. Si d’ici l’arrêt de la liste définitive, ces supposés candidats ne se mettent pas en norme, évidemment, ils ne peuvent plus être candidats. Pour l’heure, aucune liste n’est fixe, elle est dynamique, ça peut baisser tout comme ça peut augmenter »

Interrogé par rapport au délai qui reste à ces candidats recalés, pour présenter des documents normaux, afin d’être retenus sur les listes, Ansa annonce que « cela fera l’objet, soit d’un communiqué ou une note de service de Monsieur le ministre ». Toutefois, il laisse entendre que « Pour l’heure, on dit que c’est ouvert. Donc, c’est le bon moment pour ceux-là qui sont dans ce cadre de se mettre en règle. Il n’y a rien de particulier ».

Les critères qui ont prévalu au rejet des 171 934 candidatures

En terme de critères sur lesquels le Ministère de l’éducation s’est basé pour effectuer ce toilettage, Anssa Diawara évoque, trois principales situations, dont la session rapprochée.

« Les erreurs qui ont été décelées, sont les suivantes : premièrement, lorsque quelqu’un est candidat au BEPC, forcément, il faut qu’il ait son certificat de fin d’études élémentaires (CEE). Lorsque quelqu’un n’a pas ça ou il présente un faux diplôme, il n’est pas candidat. Celui qui veut être candidat au Bac, il faut qu’il ait son BEPC. Deuxièmement, lorsque quelqu’un présente un dossier dans lequel, sa filiation n’est pas là, oubien l’âge sur papier ne correspond pas dans le document, il y a des erreurs de ce genre, de tels dossiers sont rejetés. Le troisième cas, c’est le celui de la session rapprochée. Celui-là qui a fait le BEPC session 2018, aujourd’hui, est en terminale. Mais celui-là qui a fait en 2020, il n’est pas en terminale et donc il ne peut faire le Bac, parce qu’on appelle ça, la session rapprochée. De tels cas aussi sont rejetés. », nous a-t-il confié.

Selon le porte-parole du MENA, les établissements concernés par les rejets de candidatures sont déjà informés et sont entrain d’apporter des corrections.

Ib’n KABA