L’ancien chef d’État burkinabé, Blaise Compaoré est poursuivi par la justice de son pays, dans l’affaire d’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankaran. Le dossier a été renvoyé devant le tribunal militaire, et il devrait être jugé par contumace, apprend-on.

C’est en 1983, que Thomas Sankaran arrive au pouvoir, à la suite d’un coup de force. Quatre ans plus tard, alors qu’il a 37 ans, le dirigeant est tué dans un coup d’État qui porte au pouvoir, son compagnon d’armes, Blaise Compaoré.

Le procès de l’assassinat de Sankaran, va « s’ouvrir », trente-quatre ans après sa mort. Blaise Compaoré, son successeur à la tête du pays, fait partie des principaux accusés. Avec treize autres personnes, dont des soldats de l’ex-garde présidentielle, ils sont accusés de « d’attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinats et complicité de recel de cadavres. », indique un avocat de la partie civile, rapporté par le quotidien le Monde.

Selon les informations rapportées par la même source, le dossier judiciaire, a été renvoyé devant le tribunal militaire de Ouagadougou et le procès pourrait débuté « très bientôt ». Toutefois, « la date n’a pas encore été fixée ».

L’ex-Président Compaoré, vit en exil en Côte d’Ivoire et a obtenu la nationalité de ce pays. Il y est depuis qu’il a été chassé au pouvoir, par un soulèvement populaire en 2014. Un mandat d’arrêt avait été émis en 2016, contre lui par la justice burkinabée. Blaise ne pourra donc être extradé et devrait être jugé par contumace, apprend-on. Un mandat

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