Lors de la déclaration de la politique générale du gouvernement, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, a indiqué que le gouvernement a accordé « 20% » du budget de l’État au secteur de l’éducation, qu’il a d’ailleurs appelé « la priorité des priorités ». Le syndicaliste de l’éducation, Aboubacar Soumah, a réagi à cette déclaration du chef du gouvernement.

En marge d’un point de presse qu’il a animé ce mardi, le secretaire général du SLECG, a indiqué que cette déclaration de Kassory Fofana est « une simple promesse ».

Aboubacar Soumah affirme que « Les vingt pour cent-là ne représente absolument rien dans le secteur de l’éducation. »

« Les autres pays de la sous-région allouent quarante pour cent de leur budget en faveur de l’éducation. Nous avons travaillé avec 11 et 12 pour cent depuis 2010 jusqu’à maintenant. Quelles sont les écoles qui ont été construites depuis l’avènement de la troisième république ? Allez à l’intérieur du pays. Nous avons recensé des écoles où les enfants sont assis à même le sol. En Haute Guinée notamment. C’est une simple promesse…Pour nous ce qu’ils ont dit, ce ne sont que des mots politiques. Nous ne considérons pas. »

Bien qu’appréciant la revue à la hausse de cette allocation, le syndicat national de l’éducation estime également qu’elle reste insuffisante. Dans une interview récemment accordée à nos confrères d’Inquisiteur.net, Michel Pépé Balamou, Secrétaire général dudit syndicat a affirmé que « La façon dont se présente notre système éducatif, montre à suffisance qu’il faut un budget de 40%, pour pouvoir le sortir de sa torpeur ».

Saïdou DIALLO