Dans sa déclaration de politique générale du gouvernement à l’assemblée nationale le mercredi 07 avril, le Premier ministre s’est exprimé sur les différents rapports des organisations de défense des droits de l’homme, « accusant » les autorités guinéennes. Pour le locataire du palais de la colombe, « c’est une caricature et un mauvais procès qui est fait à notre pays ».

D’entrée de jeu Ibrahima Kassory Fofana, affirme que « La situation politique et sociale a notablement évolué, mais les enjeux d’alors et ceux de maintenant restent les mêmes avec plus ou moins d’acuité. Bien que nous nous réjouissons tous de vivre dans un pays plus sûr qui concilie l’impératif et le devoir de responsabilité, des voix s’élèvent pour évoquer des restrictions des droits des citoyens, voir le recule de notre démocratie ».

Poursuivant, le Premier ministre précise que « C’est une caricature et un mauvais procès qui est fait à notre pays. C’est aussi mal connaître le parcours personnel du professeur Alpha Condé », avant de s’interroger en ces termes : « Peut-on exercer les droits reconnus et les libertés fondamentales dans la défiance permanente des institutions et dans une société de violence et de désordre ? ».

« Nous voulons un pays de liberté », a-t-il renchéri.

Récemment, le département d’État américain a fait un rapport sur les violations des droits de l’homme en Guinée. Les États-Unis font état de traitement inhumains des détenus dans les prisons et accusent les agents de la police judiciaire.

Aïssatou Djibril