Alors qu’il devait se rendre à Abidjan pour prendre part aux funérailles du Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko, Cellou Dalein Diallo s’est vu de nouveau empêcher de sortir du territoire guinéen. Intervenant dans l’émission on refait le monde, le leader de l’UFDG est revenu sur sa mésaventure tout en affirmant « qu’Alpha condé devient fou quand il entend parler de lui ».

Évoquant ce qui s’est passé, après qu’il soit monté dans l’avion hier, Cellou explique : « J’ai vu des policiers et un haut gradé, certainement un colonel, entrés dans la cabine, discuter avec des gens et ils sont sortis. Tout le monde était embarrassé et se posait des questions. Finalement, un membre du personnel à bord est venu me notifier qu’ils ont des soucis avec la police des frontières qui a demandé de me débarquer. Aucun policier ne s’est adressé à moi. C’est la compagnie qui m’a notifié que le décollage a été retardé (…) »

Poursuivant son intervention, l’opposant politique affirme qu’« Aujourd’hui, dès que tu dis Cellou, Alpha Condé devient complètement fou », avant de s’interroger en ces termes : « Comment un Président peu instruire de ne plus me laisser accéder au parking VIP ? Les agents avaient dit que les instructions viennent d’en haut. Ce qui s’est passé mardi à l’aéroport, c’est qu’Alpha Condé a dû être informé tardivement que je voyageais ».

« Il faut remarquer qu’il n’y a ni une décision ni administrative, ni judiciaire m’interdisant de sortir du territoire guinéen. Chaque fois, il emploie la force. Ça ne repose sur aucun élément de droit. C’est comme l’occupation de mes bureaux. Il n’y a pas d’acte judiciaire, c’est la force qui est là. Alpha Condé veut montrer que c’est lui qui gère Cellou. Il veut à tout prix montrer qu’il est plus fort, il s’en fout de la loi et du droit. Il veut montrer qu’il a la force », a-t-il renchérit. Des propos rapportés par Visionguinée.

Les obsèques du premier ministre ivoirien décédé en Allemagne débutent ce mercredi 17 mars. Le Président Alpha Condé a effectué le déplacement et est déjà dans la capitale ivoirienne.

Aïssatou Djibril