Accusé d’assassinat, le Général Amadou Haya Sanogo, qui a mené le coup d’État en 2012 contre Amadou Toumani Touré, ne sera plus jugé. La cour d’assises de Bamako a ordonné ce lundi, « la fin, sans verdict », de son procès et de celui d’une quinzaine de co-accusés, dans l’affaire des « 21 bérets rouges assassinés », apprend-on.

Le militaire malien qui a brièvement dirigé son pays en 2012, vient d’être dispensé de toute poursuite judiciaire. Lui et ses co-accusés dans le meurtre d’une vingtaine de bérets rouges ont bénéficié d’une une loi « controversée », adoptée en 2018 au nom de la « réconciliation ». Cette disposition offre la possibilité de l’amnistie ou de la grâce aux auteurs de certains crimes perpétrés pendant la crise de 2012.

Au cours de la décision, la Cour d’assises de Bamako a également été invoqué un accord de dédommagement conclu entre l’Etat et les parties civiles.

La défense et les parties civiles au procès, avaient demandé jeudi dernier, la fin de cette procédure qui empoisonne le pouvoir.

Indiquant que cette exonération ne devrait « étonner » personne, Oumar Mariko, président de Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance et membre du Mouvement du 5 Juin affirme que « Si le fait de ne pas poursuivre les auteurs permet l’apaisement au sein de l’armée et de la nation, la Cour d’appel ne pouvait que prendre cette décision », rapporte Jeune Afrique.

Ib’n KABA