C’est un homme furax qui s’est adressé à ses soutiens, mobilisés pour l’accueillir ce dimanche, après avoir échoué à se faire élire au Comité exécutif de la CAF, face au libérien Mustapha Ishola Raji, ce vendredi 12 mars à la 43 ème Assemblée générale de l’institution au Maroc. Un naufrage dirait certains , qui a du mal à passer à la gorge.

Le président sortant de la FEGUIFOOT, candidat à sa propre succession et propriétaire du Horoya AC, parlant de son apport dans le monde du football, a laissé entendre sur un ton furibond que « depuis que j’ai créé la ligue professionnelle, chaque année si je ne donne pas l’argent, il n’y a pas de championnat ».

Une déclaration qui suscite des interrogations sur la gestion faite des fonds mobilisés par les sponsors, pour accompagner la ligue de football professionnel.

Revenant sur sa mésaventure, allant de l’annonce de son inéligibilité, en passant par le TAS qui a suspendu ladite décision, jusqu’à sa défaite au congrès de Rabat, Antonio Souaré explique « c’est pourquoi je me suis dit que pour laver l’affront, beaucoup m’ont découragé de partir au TAS, je dis je vais au Tribunal arbitral du sport. Pour que devant le monde entier qu’on soit totalement lavés, et devant la FIFA. Ça nous a même empêchés de faire la campagne. Je crois que ça n’a pas plu à ceux qui ont juré de mettre ce football au sol. Ils ont toujours enterré ce football. Ce sont de mauvaises personnes mais on s’en occupera… De toutes les façons, les lâches ne passeront pas » a t-il fait savoir sur un ton très hargneux, qui laisse entrevoir le goût amer du chemin de croix que l’homme aura traversé, ces dernières semaines.

Antonio Souaré devra faire face prochainement à un second challenge, celui de son maintien à la tête de la FEGUIFOOT pour un second mandat de quatre ans. Son principal adversaire déclaré, en l’occurrence Kerfalla Camara KPC, Président du Hafia FC, déploie depuis le 1er Mars, son artillerie, pour entamer ce choc dit des titans, qui s’annonce déjà très rude.

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