La situation des opposants et activistes de la société civile guinéens, détenus à Conakry était à l’ordre du jour ce vendredi à l’ONU. L’institution à travers son haut-commissariat aux droits de l’homme a interpellé les autorités guinéennes en les exhortant à libérer ces détenus.

Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme, dans intervention, a tenu à indiquer que des opposants et activistes de la société civile ont été mis aux arrêts en Guinée, « sous de fausses accusations d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, dans le contexte des élections présidentielles de l’année dernière ». Elle a ensuite indiqué que ces actes posés par les autorités « sapent gravement les fondements de la gouvernance démocratique ».

Déplorant ces détentions, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU a exhorté le pouvoir de Conakry « à libérer toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et de participation, et à garantir des procès équitables aux personnes accusées d’infractions pénales ».

Dame Bachelet a, à la même occasion, invité les autorités guinéennes à « accélérer les procès des détenus de droit commun » et à « améliorer » leurs conditions alimentaires et sanitaires.

Depuis plusieurs maintenant, plusieurs responsables de l’opposition, notamment ceux du parti de Cellou Dalein Diallo sont écroués à la maison centrale de Conakry. Et ce, malgré leur état de santé « dégradé ».

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