Kerfala Camara (KPC), entrepreneur guinéen, est un modèle de réussite. Il a récemment accordé une interview à la chaîne Djoma TV, en prélude au “Guinea Investment Forum”, une initiative portée par l’APIP et qui a pour sponsor élite, le groupe GUICOPRES, dont il est le PDG. Au cours des échanges, l’homme d’affaires s’est exprimé sur la question de l’émigration des africains, en particulier celle des jeunes.

Adressant un message aux jeunes qui veulent aller à l’étranger, KPC précise que « la solution se trouve partout dans le monde. Mais c’est la volonté d’abord de gagner » et soutient que « quand tu as la volonté, tu as l’envie de réussir, tu vas réussir. Donc, en étant dans ton pays, tu te mets en règle et tu respectes l’ensemble des engagements qui te sont soumis, il n’y aura pas d’obstacle pour que tu réussisses ».

Selon l’entrepreneur guinéen, l’occident « n’est pas une place » pour les africains. Toutefois, il estime que vu, le niveau de développement avancé des pays étrangers, le meilleur des cas est d’y aller apprendre, pour revenir apporter à sa patrie.

« La première fois que je suis allé en Europe, c’était en 2002 ou 2003. En tout, j’avais dans ma poche 960 euros… Quand j’ai débarqué, le même jour je me suis mis à me promener un peu partout, je suis allé voir les africains couchés par terre en train de dormir, parce que c’était tôt le matin. On ne m’avait pas donné l’hôtel, en ce moment, l’hôtel ne coûtait que 35 ou 40 euros. Après toute la journée, quand j’ai vu comment les africains vivaient là-bas, je me suis dit que non, je n’ai pas ma place ici. J’ai fait donc une semaine avec les 960 euros, j’ai payé mon hôtel avec ça et je me suis retourné à Conakry. Depuis lors, j’ai dit que non, les africains n’ont pas leur place ici…. Ils sont en avance sur nous en terme d’infrastructures (sanitaires, scolaires, universitaires). Nous pouvons aller chercher, revenir dans notre pays et y apporter quelque chose ».

Pour le patron du groupe GUICOPRES, il n’y a aucun doute, le développement du continent africain ne peut se faire que par son peuple et de surcroît en Afrique : « C’est ici qu’il fait bon à vivre. C’est ici que nous pouvons nous développer et faire en sorte que nous soyons comme eux. Nous avons la chance, ils nous ont devancé dans la réalisation d’un certain nombre de choses, donc nous, on n’aura pas beaucoup d’efforts à fournir maintenant. On les copie et on améliore ce qu’on a copié, pour les transférer chez nous ».

Ib’n KABA