À l’occasion de la célébration du 1er anniversaire de sa création, la structure “Au-Delà du Virtuel”, en abrégé ADDV, a organisé un panel dans l’enceinte de l’atelier solidaire, ce dimanche 31 janvier. Le thème retenu pour ce cadre d’échange était « L’utilisation rationnelle des réseaux sociaux dans la conservation de nos valeurs traditionnelles et la lutte contre l’immigration irrégulière ».

Dans son discours d’ouverture, Oumou Hawa Diallo coordinatrice de la dite structure a parlé de quelque méfaits liés l’utilisation des réseaux sociaux qui selon elle « affectent dangereusement nos acquis culturels en participant au déracinement des jeunes. Ils présentent une vision déformée de la réalité et rendent beaucoup de personnes asociales. Bon nombre de personnes perdent leurs racines et suivent une culture de mode. Cette vision déformée de la réalité, pousse certaines personnes à choisir le chemin périlleux de l’immigration ».

Pour Mamadou Alimou Diallo, responsable des projets au sein de la même structure, cette rencontre est une manière pour de « festoyer », leur première année d’existence. Quant au choix du thème, il précise que l’objectif est de « dire à la jeunesse d’utiliser les réseaux sociaux de manière efficiente ».

Les pané-listes, composés de blogueurs, journalistes, entrepreneurs et autres, ont débattu sur le sujet à tour de rôle. Alimou Sow, l’un d’entre eux souligne, qu’il est important de « savoir pourquoi on est sur les réseaux sociaux et avec qui ? ».

Après son témoignage, Mamadou Maladho, décrit les réseaux sociaux comme étant « un verre à moitié plein et à moitié vide », comme pour dire que tout « dépend de comment on les utilise ».

« Aujourd’hui, à travers les réseaux sociaux les distances sont tellement réduites, donc c’est une opportunité de vendre ses talents, et de faire la promotion de ce que nous faisons », précise-t-il.

Cette rencontre a également connu la présentation de sketchs et des textes de slam.

Les membres de la structure ADDV ont indiqué avoir réalisé « plusieurs communications de masses, pour accompagner des écrivains guinéens, ainsi qu’une formation, dont les revenus ont été utilisés pour la prise en charge d’une fille qui était en urgence médicale ».

Aïssatou Djibril